Sortie tout droit, d'un désert brûlant,
Là où le prophète à établit le commencement,
D'un mélange envoûtant, telle une sultane,
A la croisée des chemins ou brûle ta flamme.
De ta beauté, seuls tes yeux d'un noir profond,
Surgissent au travers du voile posé sur ton front.
Ce regard fier que tu portes sur l'occident,
Te rappelle que tu n'es plus une enfant,
Et que les années, on fait de toi une femme
Que ta religion nome simplement musulmane.
Dans un monde que la force de l'homme dirige,
D'un poing levé, en femme tu t'ériges,
Contre tout ce qui te jugerait inférieure,
Parce qu'ici, tout comme ailleurs,
Etre née femme, tu te dois sans cesse de luter,
Afin de crier que tu n'es pas une moitié.
Tu te bas pour te faire reconnaître,
Et non pas simplement pour paraître.
Cette femme qui force ainsi le respect,
Sera-t-elle un jour, non plus un jouet,
Et sans pour cela devenir un mal,
Que de l'homme, elle soit un jour l'égal.
Toi qui a offert à ton fils, le sein
Qu'il n'oublie pas que tu as un destin,
Celui d'une femme avant d'être mère,
Sans pour autant que cela soit pervers.
Cette jolie femme que tu es sur la photo,
A sans doute le droit sans être un défaut,
Qu'un homme la regarde et la désires
Sans toutefois pour cela imaginer le pire.
Quelles soient des mères ou des s½urs
Elles ont toutes droit au simple bonheur.
Admiratif envers cette simple musulmane,
Dont le coté femme chaque jour émane.
Un jour l'homme de ce monde te respectera,
Et peut être que peu à peu cela changera.
Ce voile terne ainsi posé sur ta vie,
Laissera place à une existence qui te ravie.
Soit et reste fière sans aucune agressivité,
Et avance le point levé vers ta liberté.
Ton combat commence par un simple sourire
Et tes qualités seront toutes à découvrir.
De Tunis, Alger, Rabat ou ici à Paris,
La source de ton courage ne sera jamais tarie.
Ce cracha que tu as reçu dans ta banlieue,
Saches qu'il n'est que poudre aux yeux.
Et ton agresseur qui se prétend un mal
N'est avant tout qu'un simple animal.
Même s'il prétend agir un nom du Coran,
Il finira dans la poussière comme un mécréant.
Fenomen - Janvier 2005
A Souad, Solen, Sherazad et toutes les victimes de l'intolérance.